OCS pour son anniversaire présente 10 films cultes qui ont marqué le cinéma et nos mémoires. En novembre, venez vite les découvrir ou les re-découvrir !

Impossible d’imaginer ce coup de projecteur sur le cinéma sans le maître absolu du suspense, Alfred Hitchcock

« We all go a little mad sometimes… » Norman Bates

Le cycle s’ouvre en fanfare avec Psychose, quintessence du cinéma hitchcockien, véritable genre à part entière.

C’est le sommet du cinéma de la poursuite, de la fuite en avant, fuite qui participe du piège, de la toile tendue, ici le Bates Motel surplombé par la maison familiale, gothique, « hopperienne » d’où l’on distingue derrière les vieux rideaux, la mystérieuse silhouette de la mère… Le maître joue sur nos nerfs comme sur des cordes de piano…

 

 

Autre occasion de sursauter dans son fauteuil, Les Oiseaux, malédiction qui s’abat sur Bodega Bay et la si blonde et si froide Tippi Hedren, à grand renfort de corbeaux meurtriers.

Une côte isolée, des relations psychanalytiques entre un fils et sa mère, même si elles ne fabriquent pas un autre Anthony Perkins, de vraies scènes d’horreur… Tout est réuni ! Qu’il est bon d’avoir peur…

 

 

Sueurs froides, enfin, viendra clore ce triptyque hitchcockien. Cette fois, c’est Kim Novak, succédané de Grace Kelly et de Tippi Hendren, qui est la victime et l’instrument du mystère.

Comment oublier James Stewart grimpant, éperdu, l’escalier vertigineux d’une tour d’église de campagne, sur les traces de celle qu’il doit préserver de ses prétendues dérives suicidaires ? Surprises, retournements, agréable impression d’avoir été dupe… 

 

 

« We’re gonna need a bigger boat…» – Quint (Les dents de le mer)

Loin d’Hitchcock mais pas des frissons d’angoisse, voici Les Dents de la Mer de Spielberg, carton de 1975, qui remplit les salles et vida les plages.

4 ans après le génial Duel, troquons le camion contre le requin, et le désert californien contre l’Atlantique !

Amity, petite station balnéaire, devient soudainement le garde-manger d’un immense squale.

Entre le maire qui ne veut pas faire fuir les touristes et le chef Brody (Roy Scheider) qui veut protéger la population, la lutte s’installe.

Pendant ce temps, le monstre continue ses ravages au rythme des deux notes obsédantes de John williams qui marquent le tempo du carnage, comme un sonar…

 

 

Loin du combat contre le terrible requin blanc, il y a la survie d’un petit groupe de rescapés perdus sur La planète des singes.

Thriller, fable philosophique, ce chef d’oeuvre est plus actuel que jamais.

Jusqu’où irons nous contre notre planète?  La statue de la Liberté à demi ensevelie esquisse une réponse…

« Quel sort est plus pitoyable que la vie dans une cage ? » – La planète de singes

 

 

Évidemment, pas de cycle des « incontournables » sans l’Amour. Sous toutes ses formes.

Amour gay, libre et déjanté dans Tenue de soirée de Bertrand Blier, avec un Depardieu étourdissant, entouré de Michel Blanc et Miou-Miou.

Blier qui ose tout, et d’abord l’affiche coup de poing : « Putain de film ! », promet-elle. Et c’est vrai !

Amour drame et déchirure. Après la modernité iconoclaste de Blier, voici le cinéma d’avant guerre, Jean Grémillon et son Gueule d’amour.

Jean Gabin, bien sûr ! Aux prises avec la passion pour une aventurière qui le torture autant qu’elle le ruine. Pas son milieu. Pas son genre. La tragédie est en marche…

 

 

Amour d’amitié, enfin, dans Le roi et moi, avec un inoubliable Yul Brunner, transformé en souverain du Siam.

Loi des contrastes : les enfants royaux se voient confiés aux bons soins d’une institutrice so british incarnée par Déborah Kerr, l’une des reines du cinéma des 50′ s. Choc des cultures, donc, sur le mode du charme et de l’humour.

Histoire d’amitié, aussi, entre le monarque autoritaire et l’enseignante inflexible qui jouent peu à peu une délicieuse partition. Vous souvenez-vous du célèbre « Shall we dance ? » ? Quel plaisir !

 

 

Pour terminer ce cycle, amour potache. On enchaîne avec Sept ans de Réflexion. Ou comment un titre sérieux d’apparence peut évoquer immédiatement une image cultissime, celle de la robe de Marilyn soulevée par le souffle d’une bouche de métro…

Scène d’ailleurs tournée en pleine rue, au milieu des badauds transportés d’excitation, ce qui avant la sortie, sera une promo rêvée !

Cette comédie de Billy Wilder (Certains l’aiment chaud) est à redécouvrir d’urgence. Ah ! la malice de la scène d’ouverture, qui fait un parallèle audacieux entre les indiens restés entre hommes pour chasser, et les cadres new yorkais qui envoient femmes et enfants en vacances d’été, prétendument pour travailler…

Evidemment, travail et vertu sont complexes quand la nouvelle voisine de l’homme d’affaires esseulé s’appelle Marilyn…

 

 

Retrouvez l’intégralité de ces classiques en novembre sur OCS.