Comment résumer 10 ans de séries cultes, de séries prestigieuses, de f***ing comédies et de mini-séries ? 10 ans de rencontres, d’intrigues, de frissons d’éclats de rire et de sidération… ?

 

Culte… Vous avez dit culte ?

Tout commence ou presque avec Les Sopranos et ses mafieux du quotidien. loin des clichés du costume trois pièces et du Borsalino, la série présente un personnage dépassé essayant de concilier vie familiale et activités criminelles. Le ton est donné, l’écriture savoureuse et, au travers du prisme de Tony Soprano, la série évoque de nombreux thèmes tant philosophiques que politiques.

The Wire / Sur écoute, ensuite, avec son oeil extrêmement aiguisé, réaliste, documenté. La série restitue le quotidien de policiers et criminels en tous genres, qui oeuvrent à Baltimore, et devient vite une référence.

Six feet under / Six pieds sous terre où le sort d’une famille éprouvée par le décès du patriarche qui se retrouve à la tête d’une entreprise de… pompes funèbres et va apprendre de manière aussi littérale qu’allégorique à gérer son rapport à la mort.

Bien sûr Boardwalk Empire, la patte de Scorsese pour le premier épisode, Atlantic City, la prohibition et l’incroyable interprétation de Steve Buscemi. Bored to death, « mortifié par l’ennui », un titre qui, au minimum, démontre que son auteur ne craint ni la superstition, ni l’échec… et à juste titre. Le fantastique n’est pas en reste, True Blood et ses vampires aussi mystérieux que sexy prennent le relais et attisent l’envie irrépressible de se faire mordre et de goûter à la divine ivresse.

Dans la série prestigieuse, du grandiose au renversant en passant par l’héroïque, les titres fusent…

Game of Thrones, l’incontournable, qui depuis sept ans fait battre nos coeurs avec son extraordinaire jeu de pouvoirs et ses personnages plus qu’incarnés, ses monstres mythiques et ses décors légendaires. Jamais le Fantasy a fait autant de ravage. Les scènes à couper le souffle et le sifflet se succèdent laissant, à maintes reprises, les fans sous le choc, sidérés.

Counterpart, ses homologues d’un autre monde, entre espionnage et science fiction, ce thriller haletant propose une réflexion sur les interactions fondamentales qui nous cueille et nous captive. Brillant ! The walking dead et ses nombreuses saisons post apocalyptiques attendues comme le messie et dévorées. The handmaid’s tale, l’ovni, la brave avec une Elisabeth Moss aussi rebelle que prodigieuse. Une oeuvre phare dans un monde d’obscurantisme, un must !

Westworld, certainement la plus exigeante, une photo irréprochable et la mobilisation intense de notre cerveau. Avec Succession c’est le grand plongeon dans un univers impitoyable à l’instar d’une autre série familiale « ancestrale ». L’histoire d’un héritage, d’un clan, d’un empire. Un jeu dangereux qui vire au drame et révèle avec force et humour de nombreuses et profondes blessures. The First, petite dernière déploie ses charmes. Il s’agit de conquête, celle de Mars et… de Sean Penn, cinquantenaire sexy et touchant.

Dans la série F***ing comédies…

Partons en terre de geeks avec Silicon Valley et Future man ! De l’humour évidemment oui mais pas seulement. Au-delà de « chacun sa lose et ses fantasmes », quelque chose de Peter Pan densifie le propos. Entendons-nous, il ne s’agit certes pas pour nos héros de thanatophobie mais bien d’une façon d’aborder le monde et l’âge adulte.

Insecure, une Issa Rae multi casquettes et le quotidien d’une jeune Afro-Américaine à Los Angeles. Drôle, décalé et pop le récit de ses amours nous est transmis de façon plutôt caricaturale et crue. Issa tranche dans le vif. Amateurs de conventions et d’édulcorants, passez votre chemin !

Atlanta…  Donald Glover, showrunneur, producteur et principal interprète a là encore souhaité :

« faire ressentir aux gens ce que c’est que d’être un jeune Noir, aujourd’hui, dans le sud des Etats-Unis ».

Tout comme dans Insecure, c’est l’humour qui permet d’envisager le sujet, un humour à l’écriture ciselée pour les deux acolytes qui tentent de percer dans le Hip-hop.

Barry, ou « Quand Barry rencontre Sally » version rock (avec Henry Franklin Winkler mais oui… Fonzie) et décalée, narre les aventures ubuesques d’un tueur à gages franchement paumé. Une rencontre va venir bouleverser son quotidien aussi terne que sanglant…A suivre

Ballers ou la nouvelle vie d’un ancien joueur des Miami Dolphins incarné par Dwayne Johnson. C’est là encore pour le personnage principal la nécessité de se réinventer. Une suite d’aventures, entre Miami et Los Angeles, partagée par un duo contrastant. L’ équipe formée avec Rob Corddry fait mouche. 

 10 ans des séries OCS Signature…

Quand on a Vingt-cinq ans, que l’on fume de la Holly weed, que l’on se sent Nu et Irresponsable, que l’on s’appelle José ou Alphonse Président, observer Les Grands, s’assigner quelques Missions, fuir la Lazy Company pour ne pas finir en HP semble primordial. 

Il était une foi(s), un engagement, l’envie d’aborder certains thèmes avec une vision manifeste. Le désir de présenter des personnages en marge… ou pas, de nous faire vibrer à leurs côtés, de partager leur évolution au rythme des saisons… Il était une fois la série.

A célébrer sans modération avec OCS !