Ces récits d’anticipations mâtinés d’aventure, d’ironie et d’humour frondeur nous conduisent à réfléchir sur les sociétés humaines, l’aveuglement dogmatique de la science ou bien encore apparaissent comme une satire de l’orgueil humain, soudain mis à mal…

 

En 1963, l’écrivain français Pierre Boulle, également auteur du cultissime Pont de la rivière Kwaï qui fut adapté par David Lean, publie La Planète des Singes.

En 1968, le cinéma américain, qui n’avait pas encore donné naissance aux monstres sacrés Star Wars (1977), Alien et Star Trek (1979) et Terminator (1982), s’empare de la nouvelle française et lance une adaptation dirigée par Franklin J. Schaffner, réalisateur de Patton et Papillon.

Charlton Heston, superstar grâce au succès des immenses fresques que furent Les Dix Commandements et Ben Hur, et dont le talent brilla dans le polar crépusculaire La Soif du Mal d’Orson Welles vit au départ d’un mauvais œil toutes ces singeries et émit quelques réticences…

Il finira par accepter le rôle emblématique du capitaine George Taylor. Rôle qui lui ouvrira la voie d’un nouveau genre : la SF, dont l’apogée sera le trop méconnu, mais néanmoins génial Soleil Vert de Richard Fleischer en 1973.

La Planète des Singes, sorti en 1968, passera évidemment à la postérité et deviendra une œuvre culte, fondamentale, une véritable pierre angulaire de la science-fiction.

Œuvre majeure du genre mais aussi forte de ce qu’elle représente, avec en miroir le reflet de son époque, temps de Guerre Froide, où l’Amérique commence enfin à se regarder, à mesurer l’éventualité d’une guerre nucléaire.

Et si l’homme causait sa propre perte ? Cette question est également posée dans le film, lors du twist final, lorsque le haut de la Statue de la Liberté, symbole de « l’ancien monde » émerge en ruine du sable.

« AH les criminels, ils les ont fait sauter leurs bombes! Soyez maudits ! » s’insurge Taylor – Charlton Heston 

La planète des singes – Bonus

(Diffusion le 02/03)

Passionnant film d’anticipation, La Planète des singes fait partie de ces œuvres du cinéma hollywoodiens qui allient spectacle captivant et réflexions aiguës sur la nature humaine.

 
Après le succès critique et public du premier opus, quatre suites voient le jour. Même si elles n’ont pas toutes porté les mêmes ambitions, elles troublent, interpellent et se parent même de quelques jolies fulgurances comme en 1972 avec La conquête de la Planète des Singes, film plus crépusculaire, mélancolique et violent.

César, Cornélius et Zira, les trois singes les plus emblématiques, demeurent dans l’imaginaire collectif des héros d’un autre temps, immortels et totalement…humains.

Quant aux hommes, ne pourrait-on pas parodier l’illustre adage de la Genèse : « Tu es singe et tu redeviendras singe… »?

Le Secret de la Planète des Singes – Bonus

(Diffusion le 09/03)

Charlton Heston ne souhaitait pas participer à une suite. Et pourtant il est bien présent dans ce second opus. Que devient donc l’astronaute aventurier? Réponse dans ce bonus !

 
 

Les Evadés de la Planète des Singes – Bonus 

(Diffusion le 16/03)

Cornélien et Zira traversent le temps pour se retrouver sur une planète remplie d’humains. Mais que s’est-il passé? Cet épisode relancera-t-il la saga? Réponse dans ce bonus ! 

 

La Conquête de la Planète des Singes – Bonus

(Diffusion le 23/03) 

Film le plus sombre et crépusculaire de la saga, ce dernier a connu des remaniements de la part de la Fox. Découvrez comment et pourquoi dans ce Bonus ! 

 

La Bataille de la Planète des Singes – Bonus

(Diffusion le 30/03)

Dernier film de la saga, cette bataille simiesque fait du personnage de César une véritable icône du genre SF. Le film quant à lui possède bien d’autres secrets, à découvrir dans ce bonus…

 
 
 

 
 
Retrouvez en mars le cycle La Planète des singes sur OCS géant et OCS go.