Au fil de leurs enquêtes documentaires sur le cinéma hollywoodien, Julia et Clara Kuperberg découvrent que deux femmes peu connues apparaissent systématiquement dans le paysage hollywoodien des années 30 à 50 : Louella Parsons et Hedda Hopper.

Les commères d'Hollywood
le 20 mai à 16:45

Racontez les faits et balancez les noms !
Tel était le slogan de la revue américaine Confidential, la revue qui inventa la presse people.

Elles sont allées à la rencontre d’historiens, auteurs et autres personnalités de l’industrie cinématographique, à la recherche d’images d’époques pour découvrir ces « commères d’Hollywood ».

Louella Parsons et Hedda Hopper, non conventionnelles et puissantes dans le Hollywood de l’âge d’or, faisaient et défaisaient les carrières. Et pour cause, 75 millions d’Américains dévoraient littéralement leurs articles. En plus des scandales, des critiques de films, les deux comparses avaient leur propre show à la radio et ont joué dans quelques films. Pourtant, elles sont restées rivales avec des profils très différents…

 

Les commères d'Hollywood

 

Ancêtre des Voici, Public, Gala et autres Closer, c’est dans ce contexte qu’apparût le sulfureux magazine Confidential dans les années 50, prenant le relais du commérage à son plus haut point… Ce documentaire revient sur l’âge d’or du cinéma et l’arrière cuisine de la fabrication des stars d’hier pour mieux comprendre celles d’aujourd’hui…

Les commères :

Louella Parsons

Considérée comme « la reine des ragots d’Hollywood ». Son titre était : The First Lady of Hollywood. Ses « colonnes », lues par 40 millions d’américains, lui donnait un pouvoir sans précédent. En 30 ans de carrière, Louella Parsons est progressivement devenue l’une des voix les plus puissantes de l’industrie du cinéma…

 

Les commères d'hollywood

 

Hedda Hopper

Après une brève carrière d’actrice de films muets, elle obtient rapidement une colonne dans le Los Angeles Times en 1938. Elle était connue pour frayer avec les plus grands noms de l’industrie cinématographique pour obtenir un «scoop». Personne n’y échappait. Et surtout pas les acteurs ou réalisateurs orientés à gauche… Ses amitiés politiques très républicaines comprenaient notamment Joseph McCarthy dont elle a ardemment soutenu la chasse aux sorcières.

Le magazine phare de l’époque :

Confidential

Robert Harrison, un ancien journaliste de tabloïds, créa Confidential en 1952. La revue était spécialisée dans les potins d’Hollywood, les petites « erreurs », « les mauvais comportements ». Le tirage était à son apogée, au milieu des années 50, en sortant plus de 4,6 millions d’exemplaires, ce qui était plus que le Time à cette époque ! En 1955, Confidential était même le journal le plus influent du pays !

 

Magazine Confidential

Wichita Films

Les réalisatrices et productrices Julia et Clara Kuperberg se sont spécialisées depuis dix ans et près de 40 documentaires, dans la culture et l’histoire américaines à travers des films aussi éclectiques que : Milos Forman, un outsider à Hollywood ; Hollywood et les Hommes ; Los Angeles cité du film noir ; Steve Schapiro et les icônes américaines ; This is Orson Welles sélectionné au Festival de Cannes 2015 (Cannes Classics) et Et la femme créa Hollywood sélectionné au Festival de Cannes 2016 (Cannes Classics) et au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2016 (Les Docs de l’Oncle Sam).

Depuis cinq ans, OCS travaille en étroite collaboration avec les créateurs de séries françaises et s’inscrit dans la continuité d’une politique de fictions inédites centrée sur le format 26 minutes.

Un label nommé « OCS Signature ».

Audacieuses et impertinentes, les comédies et dramédies « OCS Signature » ont été largement saluées dans les festivals et par la presse : Zak, QI, Lazy Company, In America, FranceKbek, Templeton et Irresponsable.

Entre 2016 et 2017, de nouvelles séries verront le jour dont Irresponsable qui a été présentée en exclusivité au Festival Séries Mania et qui a remportée un grand succès d’audience et auprès de la presse : Les Grands, Missions.

OCS signature

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