Trilogie Klapisch : on a tous quelque chose de Xavier, en février sur OCS

  
 

 
Le cinéma de Klapisch nous prend par la main. Il est fait de repères générationnels, de lieux et d’amitiés partagés, de souvenirs, adolescents dans Le Péril Jeune, étudiants dans L’Auberge espagnole et enfin plus adultes dans Les Poupées Russes ou Casse-tête chinois.

Cinéma douillet, familier, d’une grande justesse psychologique et sociologique, il est le miroir, à peine déformé ou mythifié de toute une époque.

Entre L’acteur et le réalisateur, tout commence réellement avec Le Péril Jeune, téléfilm initialement commandé pour illustrer une collection thématique : « Les années Lycées ».

Romain Duris y campe, pour son premier rôle, un néo-Doinel borderline, plein de charme et d’irrévérence : Tomasi, ainsi défini :

« L’homme descend du singe, Tomasi est un homme, Tomasi ne descend pas du panier de basket. » Tomasi

Le film, portrait nostalgique de la génération post-68, dont les velléités révolutionnaires tiennent plus du folklore que de la révolte, lança toute une bande d’acteurs talentueux, Duris bien-sûr, mais aussi Vincent Elbaz et Elodie Bouchez.

 

 

Mais la collaboration Klapisch-Duris culmine dans la « trilogie de Xavier ».

Xavier étant un jeune parigot égocentrique, râleur mais plein de charme, dont nous suivons les pérégrinations sur 20 ans.

« Tout a commencé là, quand mon avion a décollé…Non, ce n’est pas une histoire d’avion qui décolle… Ou plutôt si, c’est une histoire de décollage… » Xavier

Premier spot : Barcelone, cadre de l’Auberge espagnole. Une « auberge » objet de tous les fantasmes : qui n’a pas rêvé de devenir coloc dans cet appartement foutraque et si évidemment européen ?

C’est là, dans l’énergie et le cosmopolitisme de Barcelone, que Xavier trouvera sa vocation d’écrivain, et fera ses premiers pas dans l’âge adulte.

« Les filles c’est comme des poupées russes. Chaque fois qu’on croit tenir la bonne, on en découvre une nouvelle. » Xavier

5 ans après : Les Poupées Russes, qui nous promènent de Paris à Londres, en passant par la Russie.

Il y a toujours Martine -Audrey Tautou-, mais surtout Wendy, la délicieuse anglaise, et malheureusement Célia, la belle cover-girl dont Xavier est censé écrire le livre, car il manie désormais une plume plutôt alimentaire…

Ce second volet a la saveur d’un conte, et le caractère intimiste d’un journal.
 


 

Xavier, entre deux âges, irrésistible hâbleur maladroit, se cherche, souhaite avancer tout en gardant un pied dans l’adolescence, et même dans l’enfance.

C’est un bonheur de retrouver tous les anciens colocataires, même le frère de Wendy, si lourdaud pendant l’épisode espagnol, qui semble avoir été touché par la grâce, sûrement celle de la jeune ballerine Saint-Pétersbourgeoise qu’il épouse.

Dans Casse-tête Chinois, autre décor. Xavier est désormais un quadra.

« La vie pour la plupart des gens c’est ça: c’est d’aller d’un point A à un point B. Mais bon pour moi, c’est pas ça. Moi j’ai le problème du point B. » Xavier

Il est séparé de Wendy dont il a eu deux enfants. Son angoisse est de les perdre, d’où sa décision de partir à New York où Wendy s’est installée et ses efforts désespérés pour devenir américain, quitte à contracter un mariage blanc avec une sino yankee… Embrouilles en perspective !

Xavier est toujours Xavier, bordélique, inquiet, généreux (prêt à devenir le père de l’enfant d’Isabelle et de sa compagne !) mais plus mûr et toujours aussi attachant, et puis Martine veille…

Cette trilogie-culte vous attend, à partir du 8 février, sur OCS.

© 2001 Ce Qui Me Meut – STUDIOCANAL – France 2 Cinéma

© 2004 Ce Qui Me Meut – STUDIOCANAL – France 2 Cinéma – Lunar Films

© 2013 Ce Qui Me Meut – STUDIOCANAL – France 2 Cinéma – Panache Productions & La Cie Cinématographique – RTBF (Télévision B)