Le problème de Michael Bay, producteur et réalisateur ultra-puissant (sur le sol américain, ses films ont rapporté plus de 2 milliards de dollars, ce qui fait de lui le deuxième réalisateur le plus bankable derrière Steven Spielberg), c’est qu’il n’obtiendra probablement jamais l’aura d’un Spielberg ou d’un James Cameron.

Bad Boys
dimanche 18 octobre sur

Faute de talent ? Peut-être. Mais surtout Mike pêche par une propension certaine à faire absolument tout ce qui lui passe par la tête : jet de cadavres sur l’autoroute (Bad Boys 2), accouplement de rats en gros plan (Bad Boys 2 toujours), point de vue d’un obus (Pearl Harbor), dinosaures robots (Transformers 4)…

Difficile donc de prendre au sérieux ce grand garnement foufou, même si le réalisateur n’est pas complètement incapable de réflexion : No Pain, No Gain (qui pourrait être un film des frères Coen sous ecsta), avec sa foule de détraqués, met à mal le rêve américain, tandis que la première heure de The Island pose de vraies questions morales sur le clonage (mais Michael étant Michael, il finit bien évidemment par défoncer des voitures et des hélicoptères).

Bad Boys : le premier film de Michael Bay

Sur OCS Max, retrouvez son tout premier film, Bad Boys (1995) : l’essentiel de sa grammaire cinématographique est déjà là (travellings circulaires, ralentis extrêmes, gros plans sur pecs saillants, délires pyrotechniques…). Du bourrin, du bourrin, du bourrin, avec une bonne touche de vannes (Will Smith est alors en voie de starisation – quelques mois avant Independence Day-, et son duo avec Martin Lawrence fonctionne à merveille) et un peu de malsain avec un salaud fini (interprété par Tcheky Karyo, qui redonnera dans la composition hallucinée deux ans plus tard dans Dobermann).

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