Le casting était déjà étincelant : Reese Whiterspoon, Nicole Kidman ou bien encore la muse de Lynch, Laura Dern. Il se pare maintenant de l’actrice la plus nominée  et l’une des plus récompensées de l’histoire des Oscars, Meryl Streep.

 

La saison 1 de Big Little Lies avait su nous plonger dans Monterey, «village potemkine» où la prospérité de façade et le bonheur en trompe l’œil cachaient souvent les drames de la vie quotidienne, remarquablement servis par la mise en scène de Jean Marc Vallée, brillante par son symbolisme et sa sobriété.

Symbolisme et sobriété dans le traitement de la violence faite aux femmes. Le réalisateur suggère plus qu’il ne montre, le ressac des vagues illustrant le rythme obsédant des coups. Ainsi notre regard ne se dérobe jamais.

S’il ne réalisera pas la saison 2, Jean-Marc Vallée, ainsi que toute l’équipe du film peuvent s’enorgueillir d’avoir raflé la mise aux Golden Globes 2018 avec pas moins de 4 statuettes : le prix de la meilleure mini-série, celui de la meilleure actrice (Nicole Kidman) ainsi que les meilleurs seconds rôles masculin (Alexander Skarsgård) et féminin (Laura Dern).
 

Si le premier épisode présageait un thriller, le sujet était finalement tout autre et la violence ailleurs. Violence liée aux codes sociaux, aux relations parents/enfants, aux enfants eux-mêmes, loin du «vert paradis» souvent décrit, à la violence conjugale, ou encore à la complicité unissant des jeunes femmes bien sous tous rapports, mais prêtes à tout, y compris à tuer sur l’autel de la maternité.

C’est Meryl Streep, figure de proue du féminisme, qui mettra sa subtilité, son charme, les mille facettes de son jeu au service d’un personnage puissant et ambigu, qui n’est pas le moindre attrait de cette passionnante saison 2. A suivre.

 

Retrouvez la saison 2 de Big Little Lies en 2019 sur OCS et en attendant profitez de la première saison