Nintendo vs Sega. Reebok vs Nike. Star Trek vs Star Wars. La fin du 20ème siècle est jalonnée de sanglants conflits. Le plus grand, le choc des Titans : Arnold Schwarzenegger contre Sylvester Stallone.

Rambo 1, 2, 3
samedi 10 octobre dès 11:50 sur



Aujourd’hui, « l’étalon italien » et « le chêne autrichien » sont potos. Et partagent même l’affiche (Expendables, Evasion), rêve de toute une génération biberonnée aux Terminator, Rambo, Rocky, Cliffhanger et autre Predator. Mais, dans les années 90, ils ont la mainmise sur les films d’action made in Hollywood (reléguant assez rapidement les Van Damme et Seagal au second plan) et une supposée rivalité naît assez rapidement. Ils en jouent avec plaisir (dans Demolition Man, Stallone apprend avec stupeur que Schwarzie est président ; dans l’univers fantasmé de Last Action Hero, Sly tient le rôle du Terminator) mais participe surtout à une espèce de folklore hollywoodien. On peut tout de même se poser la question : alors qui c’est le patron ?

Total Recall
mardi 27 octobre à 20:40 sur


Nombre de victimes

Au sommet de leur gloire, la présence de Stallone ou de Schwarzenegger dans un film, n’est en général pas bon signe : ces gaillards ne sont pas là pour prendre le thé. Mais pour dézinguer du robot, du mafieux, du flic corrompu, du terroriste… A ce petit jeu, Sly l’emporte avec 539 cadavres sur les bras. Contre 509 pour Arnie, ce petit joueur. Mais ça peut encore évoluer. Après tout, ils n’ont que 68 (Arnold) et 69 ans (Sylvester).

Vainqueur : Stallone.

Sly VS Arnie : le combat des chefs


Box-office

Sur le sol américain, avec un cumul de 1,9 milliards de dollars, Stallone gagne (1,8 pour Gouvernator). En revanche, à l’international, Schwarzie gonfle les muscles : 4,7 milliards (contre 3,4).

Vainqueur : Schwarzenegger.


Rôles cultes

Les deux maigrichons ont largement marqué l’histoire du cinéma. S’ils ont plusieurs dizaines de rôles à leur actif, c’est évidemment Terminator pour l’Autrichien et Rocky Balboa et John Rambo pour l’Italien qui transcendent les générations. 7 fois Rocky (avec un seul navet) et 4 fois Rambo contre 4 fois Terminator (dont une purge, T5): Sly l’emporte donc.

Vainqueur : Stallone.


Réalisateurs majeurs

Si Stallone a été dirigé par de très bon réalisateurs (John Landis, Richard Donner…) il n’a jamais vraiment cotoyé la crème de la crème. Schwarzie, lui, a joué pour John McTiernan (Predator, Last Action Hero) ou Paul Verhoeven (Total recall). Et surtout pour James Cameron, JC pour les intimes : T2, leur chef d’œuvre, est une étape importante du 7ème art, en 1991. Sans ce film, avancée technologique majeure, pas de Jurassic Park, d’Avatar, de nouveaux Star Wars et tant d’autres.

Vainqueur : Schwarzenegger.

Sly VS Arnie : le combat des chefs


Potentiel artistique

On va le dire tout bas parce qu’une mandale de ce surhomme pourrait tuer à peu près n’importe qui mais Arnold Schwarzenegger n’est pas exactement l’acteur du siècle. Son accent à couper au couteau a souvent posé problème, tout comme son manque d’expressivité ou ses tentatives (désastreuses) d’humour. Pas étonnant que son personnage phare soit donc un robot. Sly paraît un cran au-dessus. Capable lui aussi du pire (Arrête ou ma mère va tirer), il réalise, se paie des nominations aux Oscars (meilleur acteur et meilleur scénario pour Rocky) et met tout le monde d’accord dans Cop Land : il y tient la dragée haute à Robert De Niro, Ray Liotta et Harvey Keitel.

Vainqueur : Stallone.

Stallone sort donc vainqueur de ce combat des chefs. De peu. Mais l’un comme l’autre restent des icônes indéboulonnables, sans héritier encore en 2015.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+