Il y a 10 ans déjà, la série mettait un point final à l’histoire de Tony Soprano. Vénérée par des millions de spectateurs et encensée par la critique, découvrez ce qui a fait des Soprano une série avant-gardiste et cultissime. 

Les Soprano
saisons 1 à 6, déjà disponibles

Une mafia plus humaine que jamais

Inspirée des films de Martin Scorsese, Brian de Palma ou encore de Francis Ford Coppola,  la série s’attaque à un thème de prédilection du cinéma : la mafia. Pourtant, diffuser Les Soprano en 1999 s’avère être un pari risqué puisque celle-ci renouvelle le genre en mélangeant les registres et en jouant avec la temporalité de l’histoire.

David Chase, « le père des Soprano », tourne dès 1997 l’histoire de Tony Soprano, mafieux impitoyable en proie à des crises d’angoisse. Au bord de la dépression, il se résout à consulter une psychiatre. Cette psychanalyse nous permet de comprendre la profondeur des personnages et notamment de Tony Soprano, finalement un type banal stressé par son travail et sa famille.

 

La famillle Soprano

 

Attaché aux détails et à la vraisemblance de l’histoire, David Chase, lui même italo-américain, choisit des acteurs de la même origine que ses personnages. En tout, 27 acteurs des Affranchis de Scorsese rejoignent la série. Certains d’entre eux participeront même à l’écriture de la série, comme c’est le cas de Steve Buscemi, alias Tony Blundetto. D’autre part, l’incroyable carrière de  Terence Winter (Bordwalk Empire, Vinyl, Le Loup de Wall Street,  etc.. ) prend son envol grâce à son implication dans l’écriture des Soprano.

 

James Gandolfini, irremplaçable

Lors de son premier casting, il ne s’attendait pas du tout à être retenu. James Gandolfini,  symbole de la série à lui-seul, fait preuve d’une performance remarquable et remarquée pour faire vivre le paradoxal Tony Soprano, personnage à la fois dramatique et comique. Il tourne six à huit heures par jour, une charge si éprouvante qu’elle le pousse plusieurs fois à vouloir tout arrêter sans jamais s’y résoudre. 

 

James Gandolfini

 

Cependant, ce travail de longue haleine est grandement récompensé : trois Emmy Award et un Golden Globe du meilleur acteur. Edie Falco (Carmela Soprano), Michel Imperioli (Chrisopher Molisanti), Drea Matteo (Adriana La Cerva) sont également recompensés pour leurs interprétations.

La qualité de l’oeuvre vaudra à la série un total de 76 récompenses (Emmy award, Golden Globe, Grammy Award, Golden Reel Award, etc..). Première série du cable à obtenir un Emmy (celui de meilleure série dramatique), elle devient également en 2007 la première série récompensée pour sa dernière saison. 

 

The Soprano - Affiche de la saison 6

 

Le final étonnant et osé reçoit l’Emmy du meilleur scénario ; l’interprétation des dernières minutes de l’épisode font encore débat aujourd’hui, même si David Chase a clarifié son intention depuis plusieurs années. C’est un succès sans précédent aux Etats-Unis pour une série présente sur une chaîne payante : 11,9 millions de spectateurs regardent l’épisode final lors de sa diffusion le 10 juin 2007.

 

Des thèmes engagés sous un angle original

Si la série reçoit autant de récompenses, c’est également grâce aux prises de risque des sujets traités. Les débats traditionnels sur l’adultère, la foi, le racisme, les conflits familiaux, la drogue prennent une dimension toute particulière avec ce ton propre caractéristique de la série. D’autre part, la série s’attaque à des thèmes moins évidents, à savoir l’actualité, les problèmes liés au terrorisme islamique, l’homosexualité, la dépression et le suicide chez les adolescents. De nombreuses scènes poignantes traitent d’ailleurs en profondeur de l’adolescence. 

 

Les Soprano père et fils

 

Les poursuites en voiture sur fond de musique Rock’n roll, la violence loufoque décalée et drôle, les meurtres faits à découvert sans aucune discrétion marquent ces thèmes sérieux avec la légèreté qu’apportent ces scènes comiques inattendues. 

Du Jazz au Rock en passant par le Hip-hop, l’utilisation maîtrisée de la musique témoigne de l’audace de la série et ponctue chaque situation de manière minutieusement réfléchie. La musique est éclectique et toujours pertinente, elle permet de changer le registre de l’action au bon moment. Féru de musique, David Chase n’hésite pas à utiliser Bruce Springsteen, The Clash, Les Rollings Stones ou encore Frank Sinatra. 

 

Une inspiration pour les séries 

Cette oeuvre avant-gardiste a amorcé un nouveau mouvement. Elle a inspiré et ouvert la voie à de nombreuses séries comme The Wire, Breaking Bad, Six Feet Under (toutes diffusées sur OCS), et bien d’autres par la suite.

Dix ans après, des générations de fans sont toujours prêtes à débattre sur les ressorts de la série via des sites consacrés. Cette série a donné naissance à des livres, des jeux vidéos et à de grands nombres de produits dérivés.

 

James Gandolfini, Tony Sirico, Michael Imperioli, Van Zandt,

 

De nouveaux classiques de la télévision l’inscrivent dans la culture pop. Les Simpson s’amuse à parodier le générique de la série, du passage de New York au New Jersey avec le personnage de Gros Tony et de ses copains mafieux. Elle n’est pas la seule puisque les séries American Dad, Les Griffin, Mon Oncle Charlie ont repris des éléments de la série culte pour certains épisodes.

Elle restera à jamais au rang des séries les plus appréciées de l’histoire des séries. L’intégrale est de retour sur OCS Go, n’hésitez pas à la découvrir ou la revoir pour comprendre ce qui en fait une série d’exception !

 

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