1991, la mode n’est pas encore aux reboots, suites ou préquelles. Terminator 2 crève cependant l’écran et J. Cameron confirme son aura à Hollywood. Il faut attendre 12 ans avant qu’enfin naisse un 3e épisode.

TERMINATOR 3
vendredi 12 août

 

Quand Terminator 2 déboule sur nos écrans, c’est une révolution technologique (deux ans avant Jurassic Park, le film est une étape majeure dans l’histoire des effets spéciaux, avec le fameux T-1000), scénaristique (par une astuce le méchant T-800 du premier film devient un gentil cyborg), féministe (Sarah Connor est bien la vraie badass du film, celle qui survit, confirmant au passage l’appétence de James Cameron pour les personnages féminins forts, après Ellen Ripley –Aliens– et avant Rose –Titanic– ou Neytiri –Avatar-) ainsi qu’une sacrée surprise (Arnold Schwarzenegger peut-être drôle, en tout cas bien plus que dans Jumeaux).

 

Kristanna Loken alias T-X

 

Cameron étoffe le mythe qu’il a créée, fait intervenir John Connor, seul rempart face au sombre futur qui s’annonce, messie des temps modernes (John Connor, c’est évidemment Jésus Christ, mais aussi peut-être James Cameron. En revanche, pas Jacques Chirac, attention) et le long-métrage explose le box-office, engrangeant quelques 500 millions de dollars au box-office mondial (soit l’équivalent aujourd’hui d’un milliard, ce qui le placerait au-dessus d’un Batman vs Superman par exemple).

Dès lors, Terminator 3 semble inévitable.

 

Arnold Schwarzenegger

 

Mais le projet devient vite une arlésienne, tandis que les feux passent au rouge, les uns après les autres : Edward Furlong, inoubliable John, enchaîne les déboires et s’éloigne des plateaux ciné ; Arnie s’enferme dans des films de plus en plus douteux (L’effaceur, La course au jouet, Dommage collatéral et l’effroyable Batman et Robin).

Et, surtout, Cameron himself jette l’éponge, auréolé du succès de Titanic et la tête peut-être déjà un peu sur une lointaine planète peuplée de grand être bleus, entraînant par là-même la défection de Linda Hamilton –Sarah Connor-.

 

robots terminator 3

 

2003 : Le soulèvement des machines débarque finalement sur grand écran. On récapitule : Cameron, Hamilton et Furlong (auxquels on peut ajouter Robert Patrick, génial T-1000) sont out ; Schwarzie est bien vieillissant (il est né en 1947) ; Jonathan Mostow, le réal, est un moviemaker efficace (Breakdown) mais bien loin du talent de JC. Enfin, T2 est réputé indépassable.

Pourtant, contre toute attente, il se passe quelque chose avec ce soulèvement.

Certes bourré de défauts (certaines scènes copiées collées des opus précédents, une rébellion finale des robots bien cheapos et bien déceptive, notamment après les images de chaos de T2…), Terminator 3 finit par gagner son impossible pari, grâce notamment à quelques très bons choix (le sort de Sarah Connor), quelques clins d’œil réussis, un Schwarzie évidemment hyper à l’aise dans le rôle de sa vie et surtout grâce à une non confrontation directe à ses glorieux prédécesseurs.

 

teminator 3 Arnold Schwarzenegger

 

Bien malin, Mostow sait qu’il n’a aucune chance de faire le poids face aux films de Cameron et se concentre sur de l’entertainment pur et dur, maîtrisant parfaitement son action et se permettant même de créer un nouveau cyborg, le T-X, pas si loin de marquer aussi durablement que le T-1000 : prenant la forme d’une femme fatale, ce nouvel ennemi venu du futur se joue des clichés sexistes pour mener à bien sa mission.

Avec Terminator 3, le mythe crée par Cameron perd –un peu- de sa puissance évocatrice, mais n’est jamais entaché. Et revenir se frotter à Skynet et ses délires d’éradication de l’espèce humaine est toujours un plaisir, immédiat puis mémorable.

Retrouvez Terminator 3 :  Le soulèvement des machines de Jonathan Mostow, avec Arnold Scwarzenegger, Claire Danes, Nick Stahl  vendredi 12 août à 20h40 et pleins d’autres films dans la théma spéciale Robots du 2 au 12 aout sur OCS Choc !

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