Margaret Atwood écrit The Handmaid’s Tale à Berlin en 1984 alors que le Rideau de fer engendrait un climat de méfiance. Déjà été adapté au cinéma dans les années 1990, The Handmaid’s Tale prend aujourd’hui une résonance particulièrement inquiétante et actuelle dans l’Amérique de Trump. 

The Handmaid's Tale
dès le 27 juin

 

The Handmaid’s Tale, de son nom français La Servante Ecarlate, raconte l’histoire dystopique de la république de Gilead, un état totalitaire terrifiant où les fondamentalistes religieux ont pris le pouvoir en très peu de temps. Les dissidents sont exécutés et les femmes sont relayées aux rangs d’épouses, de gouvernantes et servantes reproductrices ou autrement dit, d’esclaves sexuelles.

Cette Amérique horrifique joue avec cette notion de science-fiction car pour les créateurs de la série, ce monde pourrait être prêt à surgir si nous ne prenons pas garde. 

 

Elisabeth Moss La servante Ecarlate

 

« A présent, je suis éveillée au monde. Avant, j’étais endormie. C’est comme ça qu’on a laissé une chose pareille arriver. » déclare le personnage d’Offred dans la série

Pour son actrice, Elisabeth Moss, cette fiction pourrait être une réalité. Le processus est long et silencieux mais les droits des femmes sont continuellement remis en question.

« Il n’y a qu’à regarder autour de vous pour voir aujourd’hui, dans notre monde, le droit des femmes à disposer de leur corps remis en question, mais aussi le droit de protester, la libre expression des journalistes… Lorsque les droits et la liberté sont bafoués, un à un, c’est le moment où Gilead s’installe. » déclare-t-elle à EW

 

The Handmaid's Tale La servante écarlate

 

A l’occasion du 100eme anniversaire du Planning familial américain, Hillary Clinton a pris The Handmaid’s Tale en exemple

« Dans quelle époque sommes-nous, pour fêter ce centenaire ! Il suffit de demander à ceux qui ont regardé The Handmaid’s Tale ou lu le livre. […] Je ne dis pas que ce futur dystopique est au coin de la rue… Mais la série suscite clairement un débat majeur sur les droits et l’autonomie des femmes. » 

Pour l’auteure du roman, il est indéniable que cette histoire résonne avec la nôtre. L’exemple le plus flagrant est celui des républicains qui parlent de « vrai viol » et de « faux viol ». 

 

La servante écarlate - Offred Serena Joy et son mari

 

En revanche, Margaret Atwood reste pleine d’espoir. Il est vrai que cette élection historique et inattendue peut inquiéter mais l’Amérique n’est pas endormie. Elle a beaucoup d’énergie et ces événements ont réveillé les gens. 

« Ils se sentent impliqués, comme jamais auparavant »

Réveillez-vous devant cette Amérique totalitaire et horrifique dès le 27 juin sur OCS Max !

 

 

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