The White Princess fait suite à la mini-série The White Queen, roman tiré de la saga de Philippa Gregory, Cousin’s War. La mini-série débute trois jours après la fin de The White Queen, alors qu’une nouvelle génération accède au trône dans une fable de pouvoir, de politique, de famille, d’amour et de trahison.

The White Princess
dès le 17 avril à 20:50

 

Amour et paix

Nous sommes en 1485. La guerre des Deux Roses, une série de guerres civiles opposant la maison royale de Lancastre et la maison royale d’York, prend fin. Elle a débuté trente ans auparavant et s’achève quand le dernier des rois Plantagenêt, Richard III, meurt au champ d’honneur lors de la bataille de Bosworth et que Henry Tudor devient roi sous le nom d’Henry VII.

Promise au vainqueur de cette bataille, la jeune Elisabeth d’York, fille de la reine Elizabeth Woodville et du roi Edward IV d’Angleterre, devient son épouse. Alors qu’elle pleure Richard III, dont elle était amoureuse, l’union qui réunit les deux maisons rivales signe la trêve.

 

Elizabeth d'York

 

Ce mariage stratégique sort brusquement les jeunes mariés de leur jeunesse, les poussant dans l’âge adulte.

« La pression sur ce mariage était énorme. Tous deux se sont sacrifiés pour offrir la paix à leur pays en épousant quelqu’un qu’ils détestaient viscéralement. C’est au sein même de leur foyer que la guerre s’est installée » explique Emma Frost, showrunner, productrice exécutive et scénariste de la série.

 

Jodie Comer et Jacob Collins-Levy alias Elizabeth d'York et Henry VII

 

Elle poursuit, « The White Princess est l’histoire d’un changement politique extrême et inattendu et de la montée de la tyrannie, racontés par le prisme du mariage. La politique du pays entier est vue à travers cette union. » Le jeune couple devient alors le symbole d’une course au pouvoir sans merci où les bons sentiments n’existent pas.

Girls Power

Ce drame historique teinté de soap est raconté du point de vue des femmes, un choix unique qui le distingue des autres séries d’époque.

« The White Princess expose les difficultés et les combats des femmes, mais aussi leur influence dans l’Angleterre médiévale. C’est une période de l’Histoire pour laquelle on ne parle jamais de la contribution des femmes, elle est totalement ignorée » explique Emma Frost.

 

The white princess

 

Or, Elizabeth d’York va s’avérer être une conseillère précieuse et influente pour son époux. La fille du roi Edward IV est bien plus naturellement destinée au trône et sensibilisée aux hautes fonctions de l’Angleterre que Henry VII, né au pays de Galle et exilé pendant près de quatorze ans en Bretagne.

« Il ne connaît pas les coutumes anglaises et n’est pas un dirigeant sophistiqué. Il préfère l’intimidation et la tyrannie à la diplomatie. C’est un outsider. Personne n’aurait pu imaginer qu’il finirait sur le trône. Avec lui, l’Angleterre est entrée dans la tourmente » poursuit-elle.

 

Jacob Collins LEvy et Michelle Fairley alias Henry VII et Margaret Beaufort

 

« Dans The White Princess, les femmes maitrisent leur destin malgré les obstacles d’un univers où elles n’ont pas de pouvoir. Elles trouvent le moyen de survivre et de s’imposer dans un monde où tout est une question de vie ou de mort. Leur pouvoir est émotionnel et psychologique mais c’est aussi celui de donner la vie. »

Le professeur James Clark, historien et consultant sur The White Princess, ajoute « L’accession au trône dépend de la lignée familiale et, biologiquement, il revient aux femmes de la prolonger. Dans l’Angleterre du XVème siècle, les femmes des familles nobles et royales avaient, en réalité, un pouvoir considérable. »

Précision historique

Pour les créateurs de The White Princess, le souci du détail est primordial. Tous les moyens ont été mis en œuvre pour apporter de l’authenticité aux décors et aux costumes. « Nous ne savons pas grand-chose de ce qui se passaient dans l’intimité, à cette époque, car cela n’a pas été très documenté. Mais leur environnement, le décorum de leur monde, nous le connaissons en tant qu’historiens et nous pouvons leur donner vie », explique James Clark.

 

Mariage de la princesse d'Elizabeth d'York et d'Henry VII

 

Le chef décorateur Will Hughes-Jones, qui a également travaillé sur The Musketeers et Criminal Justice, a fait fabriquer un décor gigantesque aux studios The Bottle Yard à Bristol, avec une quinzaine de pièces interconnectées, représentant certains espaces du Palais de Westminster. Un décor particulièrement difficile à construire : « C’est un lieu à très grande échelle qui concentre les différentes fonctions de la royauté » explique James Clark.

« Quand le roi Henry VII l’occupait, le Palais de Westminster existait depuis deux siècles et avait été richement redécoré et refaçonné à plusieurs reprises. C’est un grand mélange d’architecture. »

 

le Palais de Westminster - chateau de The White Princess

 

Il a fallu une équipe de 200 personnes à l’œuvre pendant sept semaines pour fabriquer un tel décor dont chaque détail a été soigneusement étudié. De nombreux éléments de l’Histoire sont reflétés à travers l’architecture même du lieu.

« Dans ce palace, le secret et les messes-basses étaient de rigueur. On écoutait beaucoup derrière les portes. Quand nous avons créé ce lieu, nous nous sommes assurés de mettre des trous de serrures et des petits recoins où l’on pouvait se cacher pour épier une conversation sans être vu » explique Will Hughes-Jones.

La costumière Phoebe de Gaye, qui a également travaillé sur The Musketeers, a eu la lourde tâche d’habiller les personnages. « C’est une période étrange, rarement mise en image car elle est charnière. C’est la fin du XVème, donc plus vraiment le moyen-âge, mais pas encore tout à fait l’ère des Tudor. Avec les costumes, nous avons tenté de refléter les émotions des personnages et les épreuves qu’ils traversent » explique-t-elle.

 

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