1516 Will Ferrell, on l’adore dans Frangins malgré eux, Very Bad Cops, Ron Burgundy ou Les Rois du Patin. Pour autant on aurait bien tort de s’arrêter à tous ses longs-métrages plus ou moins cultes.

Ferrell Takes The Field
mardi 11 juillet

 

Ferrell pourrait bien être le comique le plus généreux et le plus complet du moment : émissions web, émissions TV, séries, voix de films d’animation, apparitions de quelques minutes…Faire rire est son moteur et peu importe le médium. Appréhender l’œuvre de ce comique génial, c’est aussi farfouiller sur le net, s’ouvrir à tout type de divertissement. Et surtout abolir toute idée de hiérarchisation.

Si on aime tant Will Ferrell, au-delà même de sa capacité à nous faire nous gondoler, c’est parce que le bonhomme fait preuve depuis plus de 10 ans d’une sympathie naturelle et semble tout simplement dépourvu d’ego. Malgré quelques échappées plus tendres, plus mélancoliques (L’incroyable destin d’Harold Crick, Everything must go) Ferrell n’a jamais quitté sa ligne de conduite : faire rire encore et encore.

Will-Ferrell

 

Alors que certains de ses petits camarades paraissent perdre de leur superbe au fil du temps (Jim Carrey, Ben Stiller), lui ne faiblit pas et même semble se bonifier. S’il supporte si bien le temps qui passe c’est que l’acteur est mû par un désir constant de nous faire nous marrer et par une générosité jamais prise en défaut.

Fidèle en amitié (le réalisateur Adam McKay ; les acteurs Will Arnett, David Koechner, Paul Rudd, Steve Carell, John C. Reilly et tant d’autres…) Ferrell brille autant qu’il laisse briller ses partenaires, qui ont tous droit à leur moment de gloire dans les Ferrell’s movies, quand ils ne sont pas carrément sur un pied d’égalité. Ferrell n’est effectivement jamais aussi fendard que dans des duos aux antagonismes forcenés (Frangins malgré eux ; Very Bad Cops ; Moi, député).

 

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La générosité du gaillard se ressent également dans son extraordinaire capacité d’implication, quel que soit le rôle : féru de déguisement, peu lui importe de disparaître derrière les costumes si le résultat est bon (Mugatu dans Zoolander), comme peu lui importe de s’effacer derrière un personnage animé (La grande aventure Lego ; Megamind) ou de n’apparaître que quelques minutes (Serial Noceurs ; Starsky et Hutch ; Les Stagiaires), amenant les films vers des sommets de folie insoupçonnée.

L’humour, chez Ferrell, est un sacerdoce et c’est à lui qu’on doit la comédie la plus barrée de ces dernières années : Casa de mi Padre, véritable exercice de style où le meta humour prend le pas sur le reste (tourné en espagnol, bourré de faux raccords…).

 

Will Ferrell Ron Burgundy

 

Mais le désir d’humour est tel chez Will Ferrell que son terrain de jeu ne peut décemment pas se limiter au cinéma. Il ne rechigne ainsi jamais à faire un saut au Saturday Night Live qui l’a vu exploser, à se grimer pour aller faire le pitre dans Eastbound and down, ou à nous balancer régulièrement sur internet des sketchs absolument énormes (The Landlord).

Et comme en plus, il donne dans le one man show (Will Ferrell : You’re Welcome America-A final night with George W. Bush) et a créé son propre site de sketchs (Funny or die), Will Ferrell est bien le comique le plus généreux, le plus complet, le plus touche à tout aujourd’hui. Et s’il était tout simplement le meilleur ?

 

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Ferrell Takes the Field, film américain de Brian McGinn avec Will Ferrell sur OCS Max le mardi 11 juillet. 

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