Retrouver le maître en juin sur OCS à travers 6 films et 5 bonus. Entre suspense et effroi, vous ne fermerez pas l’oeil de la nuit !
 

 
Célèbre et secret, discret mais aimant promener sa silhouette « cartoon » au détour d’une scène, qui était Sir Alfred, cet enfant solitaire qui s’inventait des mondes entre les cageots de fruits de l’épicerie familiale à Leytonstone Street, Londres ? 

La réponse est dans ses films, depuis The Pleasure Garden, réalisé en 1925, jusqu’à Complot de famille, en 1976, en passant par la fabuleuse période anglaise qui s’achève avec Rebecca, et les étincelantes années hollywoodiennes.

En cinq ans, de 1958 à 1963, se succèdent Vertigo, La Mort aux trousses, Psychose, et Les Oiseaux !

 


 
Son cinéma, empreint de tension, d’effroi, de mystère est d’abord un cinéma de la poursuite, où les héros, perdus, déroutés, se lancent dans une fuite en avant pour se soustraire à la justice – Marion dans Psychose -, à leur passé – Marnie ou le héros de Vertigo -, ou encore à des ennemis kafkaiens comme dans La Mort aux trousses.

Ce n’est pas tant l’objet, la cause de la fuite qui importent (l’argent volé dans Psychose), mais ses conséquences, véritables toiles d’araignées où les personnages viendront se faire prendre, parfois à la suite d’un événement anodin comme la rencontre avec Bruno Anthony dans L’inconnu du Nord Express.

 

 

C’est aussi un cinéma de la perfection technique et de la maîtrise narrative, poussant au plus loin les mécanismes implacables du suspense : flashbacks, sens du huis clos (La Corde), véritable inventeur comme son fameux travelling inversé (effet consistant à faire un zoom avant sur un travelling arrière ou le contraire) utilisé pour la première fois dans Vertigo, mais aussi par la suite dans Psychose, Fenêtre sur cour (…) et créant instantanément une impression de malaise, de vertige.

Nous pouvons également citer Le crime était presque parfait, tourné en 3D, très en vogue dans les années 50, et qui nécessitait l’usage de lunettes polarisantes.

Malheureusement à l’époque, seule la ville de Saint Louis le projeta en relief. Désormais, cette version fait le bonheur des festivaliers et autres amateurs de rétrospectives.

 

 

La musique, un personnage à part entière…

Comment parler du maître sans évoquer sa collaboration avec Bernard Hermann qui débuta en 1955 avec La main au collet. (figure plus tard du nouvel Hollywood qui envouta le monde entier avec son jazz symphonique dans Taxi Driver de Scorcese).  

Revoir en particulier L’homme qui en savait trop, avec son final centré autour du fameux coup de cymbales en plein concert, devant couvrir la détonation d’un assassinat, Psychose dont la variation minimaliste de cordes nous hante toujours ou encore Les oiseaux, film dont il ne supervisa pas la musique, mais le silence ! 

 


 

« Il n’y a pas de meilleure amie qu’une mère » – Norman Bates

C’est enfin un cinéma des névroses, volontiers voyeuriste (Fenêtre sur cour), et très marqué par Freud et la psychanalyse : Pas de printemps pour Marnie, La Maison du Docteur Edwardes, Les Oiseaux, sans oublier le terrifiant Psychose

Un cinéma pouvant être cruel avec les femmes, fantasmées en blondes glaciales et inaccessibles.

Des femmes qu’Hitchcock façonne selon son désir, au sens le plus charnel, et quel qu’en soit le prix, avec pour archétypes Grace Kelly, Ingrid Bergman, et, à défaut, Eva Marie Saint, Joan Fontaine, Tippi Hedren, ou encore Kim Novak, qui en sera traumatisée dans Vertigo.
 
 

 

Malgré la critique de son temps l’accusant parfois de ne faire que du cinéma de « genre », ce sont tous ces cinémas, illustrations de la palette du grand maître, qu’OCS Géant vous invite à retrouver. Un pur bonheur à retrouver également sur OCS go!
 

Psychose – (1960)

diffusé le 01/06

 

 

Vertigo – Sueurs froides  – (1958)

diffusé le 08/06

 

 

 Les oiseaux – (1963)

diffusé le 15/06

 

 

Fenêtre sur cour – (1954)

diffusé le 22/06